À propos de moi... Mon quotidien

Mes ressentis 10 jours avant le jour J …

Cette fois-ci, j’écris simplement mes sentiments présents en vrac. Je ne vais pas modifier mon texte pour l’adapter à toi, lecteur. J’ai juste envie de te dire ce que je ressens là, en ce moment-même.

10 jours avant le départ, je commence sérieusement à stresser. Je me demande si j’ai fait le bon choix, si je serai à la hauteur du dépassement de mes aptitudes. Est-ce que 2 années d’étude de la langue sont suffisantes pour pouvoir me débrouiller, me faire des amis et ne pas me faire passer pour une imbécile qui ne comprend rien à rien ? Comment créer une relation avec quelqu’un si je ne le comprends pas ? J’ai peur de devoir me faire la mal pour comprendre, attendre avant de répondre pour formuler ma phrase, chercher les mots au dictionnaire ou paraphraser constamment, placer plein de « ääääähhhhhh » partout et surtout me faire passer pour une ignorante complètement stupide. En plus, une chose dont j’ai HORREUR, c’est de ne pas être bonne dans ce que j’aime par dessus tout, ma vocation, c’est-à-dire les langues. Je ne m’autorise pas l’échec et je ne supporte pas avouer que j’ai tord ou que je ne sais simplement pas. Même les mots les plus compliqués, je devrais les savoir vu que je suis la plus forte, non ?

Je me demande aussi comment je vais gérer psychologiquement. Comment vais-je faire pour ne pas craquer et appeler mes proches le jour-même voire tous les jours ? Tout va être source de tristesse, d’étonnement et de tout autres sentiments à cause du changement. Vais-je être capable de surmonter ça seule ? Quitter le nid familial et son habitat naturel, c’est se mettre en danger, c’est oser faire ce que les autres ne font pas : changer le train-train quotidien, la routine. Mais pour faire tout ça, il faut un caractère très fort ainsi qu’un courage immense. Je ne sais pas si j’ai toutes ces qualités en ma possession. En dehors de celui-ci, tout paraît plus compliqué : se faire écouter et oser parler, trouver sa place, exprimer ses sentiments et j’en passe. Et eux ? Ne vont-ils pas être tristes de ne plus me voir. Derrière leur fierté et leurs encouragements, que ressentent-ils ? Bien qu’ils soient heureux pour moi, pour ma nouvelle vie, mon expérience supplémentaire, je pense qu’ils sont malheureux de me laisser partir si loin, si longtemps.

Est-ce que cette année de secondaire ne va pas être lourde ? N’est-ce pas encore une année en trop perdue dans les études ? Toutes mes amies vont à l’université. C’est une année en moins au compteur. Elles vont découvrir ce nouveau monde où tout a l’air si bien (moins de devoirs, possibilité de faire la fête, un peu plus de liberté, de plus en plus adulte) ; pendant que, moi, je serai encore dans le cycle secondaire supérieur, comme si j’avais doublé. Je vais avoir plein de règles à respecter vu mon programme. Vais-je aussi réussir l’école là-bas ? Je dois avoir plus ou moins 60% dans toutes les matières sous peine de renvoi (car laxisme de la part de l’étudiant). Même dans notre pays d’origine, il est parfois difficile d’obtenir ces résultats lorsque nous n’aimons pas un cours, qu’il ne nous attrait pas ou que le professeur nous reste indifférent * va-t-on dire *. De plus, je me dis que je ne comprendrai pas grand chose les premiers mois et ça me fait peur. Comment prendrai-je note si il faut d’abord que je comprenne tout, que je repère ensuite les paroles importantes et, enfin, que j’écrive ? Les autres élèves m’aideront-ils ? Auront-ils de l’empathie ?

Maintenant, plus rien ne me vient à l’esprit mais je me pose tellement de questions que j’ai l’impression que mon cerveau va exploser. Je ne saurais pas tout citer car je me perds dans mon questionnement tant il y a de points d’interrogation sans réponses valables ou sans réponses du tout. Je me dis que tous les étudiants échange ressentent à peu près ça avant de partir et c’est ce qui me réconforte en quelque sorte. J’ai mal au ventre. Je recommence à me ronger la peau des doigts * fraîcheur *.

J’espère que toutes ces craintes s’en iront quand je serai face à la réalité et que je n’aurai plus la boule au ventre. J’ai vraiment envie de rencontrer ma famille d’accueil et je sais qu’ils sauront me rassurer. Tout n’est plus que patience.

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